Il est à supposer que, de bonne heure déjà, on a pris soin de conserver les titres et les documents où étaient consignés les privilèges et les libertés de notre ville de Soultz.
Mais aucune trace, aucune indication ne sest conservée dans nos archives ni sur lépoque ni sur le caractère de cette organisation.
A la veille de la Grande Révolution seulement on commença à soccuper sérieusement des archives municipales. Nous lisons, en effet, dans le registre des procès-verbaux, des séances de la municipalité du 23 avril 1788 : « Le syndic a proposé quun des principaux devoirs de cette assemblée était de veiller à la conservation des droits, biens revenus de la communauté, que pour pouvoir sacquitter de ce devoir en connaissance de cause, quil était indispensablement nécessaire que lassemblée soit nantie des titres comptes, documents et papiers de la Ville, lesquels, faute dexistence darchives, se trouvent dispersés entre les mains du greffier et dautres particuliers »
Nous voyons par là quen 1788, Soultz ne possédait pas encore de dépôt darchives et que les documents étaient dispersés chez le greffier et chez des particuliers, que cest alors seulement que la décision fut prise de construire des archives et que Vincent Richart fut nommé archiviste municipal
.
Le 6 février 1794, il fut dressé un inventaire en présence des membres de la municipalité et du Sieur Bouat (greffier)
Le même travail plus ou moins complet fut refait à différentes époques, en 1806, par le notaire Schmauck de Guebwiller, suivant ordre du Préfet, en 1832, par M. Wendling, maire de Soultz, en présence et avec assistance dAugustin Schelbaum et Joseph Beltz, adjoints et Joseph Ricard, ancien conseiller municipal, en 1851, par le secrétaire de la mairie ; à cette même occasion, on dressa également un inventaire des archives de lhospice de Soultz.
Malgré tous ces travaux le désordre et la négligence se firent bientôt de nouveau sentir. Cela se conçoit facilement, quand on pense que les archives étaient complètement délaissées et que chacun pouvait y prendre et faire tout ce que bon lui semblait.
Après la guerre de 1870, la question du reclassement des archives antérieures à 1790 fut remise à lordre du jour. Par lettre du 31 janvier 1878, larchiviste départemental Pfannenschmid proposa, pour ce travail, un certain Dr Knodt, professeur au Réalgymnasium de Guebwiller. Le conseil municipal ne donna pas suite à cette proposition.
Par contre, il paraît avoir chargé ou autorisé Auguste Gasser, enfant de Soultz, de classer et dinventorier les archives
Il faut noter, en outre, que le classement des archives entrepris par Gasser ne servit encore à rien, parce que les différentes liasses furent bientôt de nouveau mises en désordre et inutilisables. On comprend donc facilement que la reprise du travail fut jugé nécessaire, surtout après la guerre, lorsque les archives furent renvoyées de Colmar, où elles avaient été conservées de 1914 à 1918.
M. le maire Fritsch et les membres du conseil municipal me prièrent de refaire le classement et linventaire selon les principes établis par ladministration.
Jy consentis et proposai daménager, avant tout, un local approprié* pour la conservation des archives et un bureau de travail.
Il fut fait droit à ma demande, de sorte quà présent les archives sont enfermées et ne peuvent être consultées que sur demande.
Le classement et linventaire des archives anciennes (antérieures à 1790) sont achevés.
Linventaire dactylographié est consultable sur place.
Les parchemins (plus dune centaine) et les sceaux (plus de 50) constituent de véritable uvres dart par la beauté de la calligraphie et la finesse des gravures, sans parler de la richesse des informations quils délivrent.
Les documents anciens ne sont pas rares, puisque les XVe et XVIe siècles sont bien représentés dans le fonds municipal.
Total : 6,5 ml
En ce qui concerne la période 1790- 1935, il existe un inventaire sommaire réalisé par Moïse Ginsburger archiviste et rabbin de Soultz. Les séries P (culte catholique, protestants, israélite), R (instruction publique, sciences, lettres et arts), J (police, hygiène publique, justice) et M (Edifices communaux, monuments et établissements publics) ont été reprises par Catherine GALLIATH.
Total : 102ml
De nos jours il existe un cadre de classement mis en place par lancien secrétaire de Mairie qui est toujours en usage, celui ci est particulier mais semble donner satisfaction à ses utilisateurs.
Total : 160 ml
En plein essor depuis quelques années, cette activité se développe de plus en plus, et nombreuses sont les personnes qui souhaitent en savoir plus sur leurs ancêtres.
Les demandes écrites sont très fréquentes et une régie de recettes a été créée à cet effet.
Tarifs
Recherche, photocopie A4 et frais dexpédition par acte : 3,80 €
Recherche, photocopie A3 et frais dexpédition par acte : 3,95 €
Les registres paroissiaux les plus anciens datent de 1582, cependant la guerre de Trente ans (1618-1648) est à lorigine de quelques lacunes.
Pour ce qui est de la période 1942-1944 les actes détat civil sont conservés à Guebwiller.
Au total (registres paroissiaux et état civil) 217 registres et 16 tables décennales sont conservés aux archives. Des copies dactes de plus de 75 ans peuvent être obtenues (voir conditions ci dessus).