Soultz, il y fait bon vivre
Mon parcours : Accueil >Sommaire >S'installer >Soultziens illustres >de Heeckeren-d'Anthès
Cliquez sur un des liens ci-dessus pour revenir en arrière ou utilisez la flèche ci-contre.
Au coin des rue de Guebwiller et de la Marne se dresse un imposant bâtiment avec oriel, propriété de la famille De Heeckeren d'Anthès, qui y demeura depuis 1720.
Le château d'Anthès
cliquez sur l'image
pour l'agrandir
Cette maison avait été construite en 1600 par le bailli épiscopal de Soultz : Hillesohn. Elle passa aux d'Andlau, à Mme de Giesen et aux Truchsaess en 1677. Elle fut acquise en 1720 par Henri Anthès.
Le domaine familial
abrite aujourd'hui un hôtel-restaurant
La famille

Jean-Henri Anthès, après s'être perfectionné dans la métallurgie - en dirigeant depuis 1696, les forges de l’Oberbruck fondées par son père- créa une manufacture royale de fers blancs, puis en 1730, la manufacture royale d'armes blanches de Klingenthal, ce qui lui valut d'être anobli par Louis XV. Les affaires de Henri Anthès prospérèrent. Il acquit la seigneurie de Blotzheim, la seigneurie de Brinckheim et des seigneuries en Bourgogne.

Installés à Soultz, les d'Anthès s'étaient acquis de nombreux titres à la reconnaissance des habitants de la ville.

Lorsque en 1720, chargée de dettes, la ville se vit obligée par l'Intendant d'Alsace de vendre les pâturages du Ballon, ce fut Henry d'Anthès qui, par une acquisition fictive, lui conserva ce patrimoine. Il soutint également financièrement la ville dans le procès qui l'opposa aux Waldner au sujet de la possession de la forêt du Freundstein.

La ville le lui rendit bien lors de la Révolution en réquisitionnant le château afin qu'il ne soit pas vendu comme bien national, le baron d'Anthès se trouvant aux eaux et ayant été déclaré émigré.

Joseph Conrad Alexandre d'Anthès, fils de Henri, fit partie des contingents militaires qui tentèrent de favoriser la fuite du roi Louis XVI à Varennes. Il émigra et ne rentra en France que sous l'Empire. En 1803 il fut désigné comme membre du conseil municipal de Soultz. Profondément légitimiste il fut élu député en 1823 et fit partie de la Chambre des députés jusqu'à la fin de la restauration.

Georges-Charles de Heeckeren d'Anthès

Son fils Georges-Charles ajouta au nom de famille la particule de «De Heeckeren». Elève de l'école militaire de Saint-Cyr, mais comme son père profondément légitimiste, il prit le parti de Charles X et de la Duchesse de Berry, et dut s'enfuir à l'étranger.

Il se rendit en Russie et c'est au cours de ce voyage qu'il fit la connaissance de l'ambassadeur hollandais le baron de Heeckeren qui l'adopta en 1836. Georges de Heeckeren d'Anthès épousa par la suite, Catherine Gontcharoff, sœur aînée de la femme de Pouchkine. Un duel opposa les deux hommes. Pouchkine fut tué par son beau-frère.

Georges de Heeckeren d'Anthès rentra à Soultz et, après la mort de son épouse, lors de la naissance de son fils tant attendu, le baron se lança dans la politique. En 1845, il est élu au conseil général, en 1848, député, il se lia d'amitié avec Louis Napoléon et devint sénateur de l'Empire. Il fut maire de Soultz et c'est sous son administration que la ville se transforma et s'embellit, tout comme les églises paroissiales et la basilique de Thierenbach. Il fut également un homme d'affaires et fut un des fondateurs du «Gaz de Paris». Après l'arrivée des Allemands en 1870 il se retira de la vie politique...

Georges-Charles Heeckeren-d'Anthès
cliquez sur l'image
pour l'agrandir

"L'appât qu'utilisa la mort pour attirer Pouchkine dans son obscur univers était un beau jeune homme, allègre, jovial, expansif, enjoué, un vrai champion de la vie. Grand, bien fait de sa personne, cheveux blonds ondulés, traits doux, moustaches, yeux bleus, Georges d'Anthès était à Pétersbourg un bourreau des coeurs. Il était sympathique à tous, partout bien accueilli ( ... ) Il était né le 5 février 1812 à Colmar où sa famille possédait un hôtel particulier ; la résidence habituelle était le domaine de Soultz acquis par Jean Henri d'Anthès aux alentours de 1720. ( ... )"

Le bouton de Pouchkine
enquête sur la mort d'un poète
Serena VITALE ; édition PLON, 1998

Une grande générosité : tradition familiale

Son fils Louis-Joseph-Georges-Charles-Maurice fit la campagne du Mexique, participa à toutes les batailles sous Metz en 1870 et opta pour la France, comme son père en 1871, ce qui ne l'empêcha pas de revenir souvent à Soultz. De son mariage avec Mary de Schauenbourg, il eut un fils Georges, décédé en 1955 dont les anciens Soultziens ont conservé le meilleur souvenir pour sa gentillesse, sa générosité et sa simplicité. De celui-ci est né Marc qui épousa en 1949 Mlle Anne Vieljeu. Il se lança dans les affaires et décéda en 1979. Comme ses ancêtres, il fut très généreux à l’égard de la ville de Soultz qui lui doit en outre le terrain pour la construction d'un home pour personnes âgées ainsi que du parc municipal.

retour en haut de page

Page mise à jour le mercredi 5 mai 2004 à 16:25
Copyright © 2002-2011Ville de Soultz
designed @ V108.com