Soultz, il y fait bon vivre
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la fleche de l’eglise Saint-Maurice
Une très vieille famille soultzienne

Soultz fut le berceau de la branche paternelle des Beltz qui s'y installa dès le XVIIe siècle.Robert Beltz (1900-1981) "le dessinateur puissant et raffiné, le grand illustrateur rhénan" - tel que le qualifiait Henri de Montherlant- adorait passer des séjours dans la cité de Saint-Maurice (Cf. le Moretzi) qui avait toujours été chère à son coeur.

Le premier artiste de la famille Beltz est Tobie (1711-1755), maître-chaudronnier qui a confectionné, en 1738, le bouton et la girouette de la flèche de l’église Saint-Maurice.
Plus tard, c'est la peinture que les Beltz auront “dans le sang”. Il y a eu Ottmar-Eusèbe et Henri mais également le frère de ce dernier, Antoine (né en 1807) et la nièce Elise (née en 1843).

Robert Beltz (1900-1981)

Robert en plus de ses talents d'illustrateur est aussi comédien, mais il renoncera au théâtre dans les années 1930, non sans regret d’ailleurs.
De très nombreux dessins inédits ainsi qu’une série de six tableaux sur le thème des vieilles chansons françaises - étonnants de la part de Robert Beltz et détonnants par rapport au reste de son œuvre - côtoient des oeuvres plus connues du grand public (La Nef des Fous de Sébastien Brant, la Nef des Folles de Josse Bade, Les Histoires extraordinaires d’Edgar Poe ou La Tentation de saint Antoine de Gustave Flaubert).

Pour en savoir plus...

un dessin de Robert Beltz
Henri Beltz
Henri Beltz (1802-1869)

Il reste sans doute le plus connu, avant Robert, de cette longue lignée d’artistes.
Elève de Paul Delaroche et de Antoine Gros à Paris, ses portraits (la famille d’Andlau, la comtesse et le comte de Chambord, Catherine Gontcharov -épouse de Georges-Charles de Heeckeren-...) lui valurent une certaine notoriété. Voyageant beaucoup, Henri fréquenta les milieux mondains. Il a peint en 1846 la toile du retable de la Basilique de Thierenbach en s’inspirant de l’Assomption de Nicolas Poussin dont l’original se trouve au musée du Louvre.

Ottmar Eusèbe Beltz (1764-1850), son père

Ottmar a surtout peint des sujets religieux, sans jamais les signer d’ailleurs, ce qui semble avoir été sa particularité. Il a laissé d’innombrables ex-voto de facture assez naïve, caractéristiques de son style et non dépourvus d’intérêt. Le Bucheneck en présente plusieurs provenant de Thierenbach et deux de Wuenheim qui méritent un arrêt.

Ottmar Eusèbe Beltz

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Page mise à jour le mardi 19 janvier 2010 à 16:22
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